

Au mois de juillet 2026, j’ai reçu une nouvelle surprenante.
J’ai eu la joie de recevoir dans ma boîte aux lettres un colis contenant les quatre romans finalistes du Prix Nouvelles Voix du Polar 2026 des Éditions Pocket, accompagné d’un joli courrier m’annonçant que ma candidature avait été sélectionnée pour intégrer le jury des lecteurs.
Cette réception livresque a provoqué plusieurs sentiments dans mon cœur de lectrice.
Comment fait-on pour être juré ?
Dans un premier temps, vous vous en douterez, j’étais entre joie et excitation !
Quand j’ai rempli le sacro-saint formulaire, je ne pensais pas une seule seconde que je serais retenue ! Pourquoi, me direz-vous ? Tout simplement parce que j’ai des idées reçues et des biais.
Je m’étais imaginé que, pour intégrer un tel jury, il fallait « être quelqu’un » sur les réseaux sociaux, avoir une grande communauté d’abonnés et surtout une identité exclusivement « thriller et polar ».
Peut-être que ma réflexion vous paraîtra un peu juvénile, cependant je tiens à vous remettre dans le contexte. À l’heure où j’écris ces lignes, mon activité sur les réseaux est récente, je n’en fais pas une activité lucrative et je ne possède pas tous les codes de cet univers.
Et puis, j’ai fait preuve de bienveillance envers moi. Effectivement, il n’y a pas besoin « d’être quelqu’un », puisque je suis DÉJÀ quelqu’une !
Lectrice passionnée et authentique, j’existe à part entière dans mon univers livresque et numérique.
Mes doutes mis de côté, j’ai laissé mon enthousiasme prendre sa place.
Cette expérience inédite m’a permis de découvrir dans quel état d’esprit je me situais face à « l’examen » d’un livre dans le cadre d’un prix.
Si vous vous demandez quel est le rôle d’un juré dans le vote du prix, je vais être très simpliste : lisez le livre et votez pour celui que vous aurez le plus aimé !!
Dans ce rôle, pas de faux-semblants, pas de triche, simplement vos ressentis et votre âme de lecteur.
Réflexions et mise en place de mon organisation ?!
Ce que j’ai le plus aimé dans cette expérience, ce sont les questionnements qu’elle m’a apportés.
Dans un premier temps, sur ma légitimité à être « membre du jury » (spoiler alert ! Si vous lisez, vous êtes tous légitimes en tant que jurés).
Dans un second temps, j’ai aimé réfléchir à la manière dont j’allais lire ces quatre livres.
C’est-à-dire que je me suis demandé s’il fallait que je modifie ma façon de lire : devais-je prendre des notes, comparer, annoter ?
Il y a eu un moment de flottement où je me suis sincèrement demandé : « Comment faire pour bien faire ? »
J’aimerais vous dire que j’ai mis toute une organisation en place pour ma nouvelle fonction de jurée… Mais il n’en est rien ! S’agissant d’un vote des lecteurs, je me suis contentée d’être moi, de lire comme j’aime le faire tous les jours : avec amusement, passion et bienveillance !
Le petit plus qui fait toute la différence …
Le petit plus dans cette aventure ? C’est que j’ai eu la chance de pouvoir me connecter avec les autres lecteurs présents sur les réseaux sociaux.
C’était très enrichissant de suivre les réflexions et les lectures de chacun.
Cela m’a permis de me rappeler que les ressentis d’une lecture sont personnels, uniques et variables d’un lecteur à l’autre.
En résumé, je me suis sentie privilégiée et honorée de pouvoir participer à cette aventure.

Laissez-moi vous présenter les quatre romans finalistes du « Prix Nouvelles Voix du Polar 2026 », que j’ai eu le plaisir de découvrir en cette occasion.
Pour la sélection française :

Format poche aux éditions Pocket au prix de 8,90 € — Disponible dans toutes vos librairies et sur Amazon : https://link.amazon/B05YWf2gA (lien affilié)
Format broché aux éditions du Gros Caillou au prix de 19,00 € — Disponible dans toutes vos librairies et sur Amazon : https://link.amazon/B072KMtJk (lien affilié)
Ma chronique lecture : « Et ensuite, le silence » de Rose Malai
Il y a des polars qui reposent sur une enquête. Et puis il y a ceux qui s’immiscent dans l’intimité d’une famille jusqu’à nous faire douter de tout. « Et ensuite, le silence » appartient sans hésiter à cette seconde catégorie.
Dès les premières pages, Rose Malai installe une tension sourde qui ne cesse de grandir. Le récit est aussi poignant qu’effrayant, parfois même frustrant, tant l’autrice joue avec nos certitudes. Ici, pas de grands effets de manche ni de pathos inutile : elle dissèque avec une justesse remarquable les mécanismes des relations humaines et les failles qui peuvent se cacher derrière une apparente normalité.
J’ai été profondément impressionnée par sa manière d’écrire les comportements humains. À chaque chapitre, les convictions vacillent, les doutes s’installent et l’on se demande sans cesse qui est réellement la victime… et qui est le coupable. Impossible de baisser sa garde.
Je dois reconnaître que j’aurais aimé une autre fin. Et pourtant, une fois le livre refermé, je ne peux que remercier Rose Malai d’avoir choisi celle-ci. Parce qu’elle est crédible. Parce qu’elle refuse la facilité. Parce qu’elle nous confronte à une réalité bien plus marquante qu’un dénouement spectaculaire.
Une lecture qui laisse une empreinte durable et dont je me souviendrai longtemps.
*Lecture réalisée dans le cadre de ma participation en tant que jurée du Prix Nouvelle Voix du Polar 2026 des éditions Pocket.

Format poche aux éditions Pocket au prix de 9,60 € — Disponible dans toutes vos librairies et sur Amazon : https://link.amazon/B0eeOzlm1 (lien affilié)
Format broché aux éditions Belfond Noir au prix de 20,00 € — Disponible dans toutes vos librairies
Ma chronique lecture : « On ne mange pas les cannibales » de Stéphanie Artarit
Il y a des romans dont on ressort complètement secoué. « On ne mange pas les cannibales » fait partie de ceux-là.
Je ne m’attendais absolument pas à découvrir un thriller aussi noir, aussi cruel et surtout aussi addictif. Dès les premières pages, Stéphanie Artarit installe une atmosphère oppressante où chaque scène semble annoncer le pire. Impossible de décrocher tant la tension monte progressivement jusqu’à devenir presque étouffante.
J’ai été particulièrement marquée par la plume de l’autrice, à la fois immersive, incisive et profondément dérangeante. Elle explore avec une grande justesse la psychologie de ses personnages, leurs blessures, leurs failles et leurs émotions. Aucun n’est totalement épargné, et c’est précisément ce qui rend ce roman si puissant.
Sous ses airs de récit initiatique se cache une histoire d’amour, de violence et de vengeance implacable, où les frontières entre victime et bourreau s’effacent peu à peu. Stéphanie Artarit nous entraîne dans une spirale sombre dont on ne ressort pas indemne.
En tant que jurée du « Prix Nouvelle Voix du Polar 2026 » avec les Éditions Pocket, je suis ravie d’avoir découvert ce roman. C’est une véritable surprise, mais surtout une magnifique découverte qui frôle le coup de cœur.
Cela faisait très longtemps que je ne m’étais pas laissée happer par un thriller aussi sombre et aussi maîtrisé. Une lecture qui bouscule, qui dérange et qui laisse une empreinte durable.
Pour la selection roman étranger :

Format poche aux éditions Pocket au prix de 9,30 € — Disponible dans toutes vos librairies et sur Amazon : https://link.amazon/B0eeOzlm1 (lien affilié)
Format broché aux éditions L’Archipel Suspense au prix de 23,00 € — Disponible dans toutes vos librairies et sur Amazon : https://link.amazon/B00fhzocT (lien affilié)
Ma chrnoqie lecture : « Le courant d’air » de Catherine Ryan Howard
Il y a des polars qui misent tout sur les rebondissements. Et puis il y a ceux qui s’appuient avant tout sur leur atmosphère. Le courant d’air fait incontestablement partie de cette seconde catégorie.
Dès les premières pages, Catherine Ryan Howard propose une construction aussi originale qu’audacieuse : un true crimeau cœur même du roman. À travers le livre qu’Eve Black publie pour tenter de faire tomber l’assassin de sa famille, le lecteur reconstitue peu à peu les événements d’un drame resté irrésolu depuis près de vingt ans.
Mais ce qui rend cette lecture si particulière, c’est que nous suivons également celui qui pourrait être le meurtrier. Le lecteur se retrouve alors plongé dans la lecture d’un homme confronté au récit de ses propres crimes. Une idée brillante, qui crée une tension psychologique constante et donne au roman une dimension particulièrement immersive.
J’ai beaucoup apprécié cette plongée dans la psychologie des personnages. Plus que l’enquête elle-même, c’est la manière dont chacun vit avec ce passé qui captive. Catherine Ryan Howard maîtrise parfaitement l’art de faire monter la tension avec une plume fluide, addictive et d’une grande intensité.
Jusqu’aux dernières pages, le doute persiste. On cherche des réponses, on s’impatiente, on échafaude des théories… et c’est précisément cette attente qui entretient le suspense. Ce n’est pas un polar qui enchaîne les coups de théâtre, mais plutôt un roman qui installe une ambiance sombre, pesante et profondément immersive.
Une lecture originale, peu commune, qui séduira les amateurs de thrillers psychologiques et de true crime. Une expérience de lecture différente, où l’atmosphère prend le pas sur l’action et où la tension s’infiltre lentement, jusqu’à la dernière page.
*Lecture réalisée dans le cadre de ma participation en tant que jurée du Prix Nouvelle Voix du Polar 2026 des éditions Pocket.

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Ma chronique lecture : « Tous des animaux » de Morgan Greene
Dès les premières pages, Morgan Greene nous entraîne dans la petite ville de Savage Ridge, où un drame vieux de dix ans n’a jamais cessé de laisser des traces. Entre passé et présent, les chapitres alternent les points de vue et dévoilent progressivement les événements qui ont conduit à la disparition de Sammy Saint John.
J’ai particulièrement apprécié cette construction narrative. Les allers-retours temporels ne servent pas uniquement à maintenir le suspense : ils permettent surtout de comprendre les personnages, leurs blessures, leurs silences et les liens qui les unissent. Au fil des révélations, chacun gagne en profondeur et l’on découvre que, dans cette ville, les secrets sont nombreux et rarement sans conséquences.
Ne vous attendez pas à un thriller rythmé par une succession de rebondissements spectaculaires. Ici, la force du roman réside ailleurs. Morgan Greene installe une ambiance pesante, dérangeante, parfois même frustrante, qui s’infiltre peu à peu dans chaque page. Savage Ridge devient presque un personnage à part entière, avec son lot de rancœurs, de non-dits et de culpabilité.
J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman, qui privilégie la tension psychologique à l’action. Une lecture que je recommande aux amateurs de polars d’ambiance, où l’enquête se construit patiemment et où la complexité des personnages prend le pas sur les effets de surprise.
*Lecture réalisée dans le cadre de ma participation en tant que jurée du Prix Nouvelle Voix du Polar 2026 des éditions Pocket.
Le bilan de mon expérience en tant que jurée lectrice :
Vous l’aurez certainement compris, j’ai beaucoup apprécié mon expérience de jurée pour le Prix Nouvelles Voix du Polar 2026.
Je remercie vivement les éditions Pocket de m’avoir offert cette opportunité.
Les lectures vécues dans le cadre du prix m’ont apporté de très belles découvertes littéraires. Des romans audacieux avec des constructions de récit peu communes.
J’espère avoir l’opportunité de renouveler ce type d’expérience à l’avenir.
Je serais ravie de savoir si vous avez lu un ou plusieurs de ces romans et ce que vous en avez pensé.
Avez-vous déjà été juré pour un prix littéraire ? Parlez-moi de votre expérience en commentaire.
Merci d’avoir lu mon expérience pour le vote du Prix Nouvelles Voix du Polar 2026, rendez-vous l’année prochaine, qui sait ?
Rendez-vous dans la prochaine parution sur mon blog,
Elodie entre les pages.








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